Actualités
/
Cette Marocaine croyait son titre toujours en cours : la justice lui apprend qu’il était refusé depuis 2025
Tazaghine ReaderSource: www.bladi.net07 sept., 21:28

Cette Marocaine croyait son titre toujours en cours : la justice lui apprend qu’il était refusé depuis 2025

Cette Marocaine croyait son titre toujours en cours : la justice lui apprend qu’il était refusé depuis 2025

- 21h00 - France - Ecrit par : Sébastien A.

Une Marocaine demandait à la justice d’obliger la préfecture à statuer sur le renouvellement de son titre de séjour, persuadée que son dossier était toujours en cours d’instruction. Le tribunal lui répond qu’un refus était en réalité juridiquement intervenu dès mars 2025, malgré les attestations délivrées ensuite.

Née en 1995, la ressortissante marocaine disposait d’une carte de séjour pluriannuelle « vie privée et familiale » l’autorisant à travailler, valable jusqu’au 9 décembre 2024. Elle en demande le renouvellement dès le 25 novembre 2024 sur la plateforme ANEF.

L’administration ne prend aucune décision explicite et continue ensuite à lui délivrer des attestations de prolongation d’instruction. En août 2026, soit près de vingt et un mois après sa demande initiale, la Marocaine saisit finalement le tribunal administratif de Cergy-Pontoise pour contraindre le préfet des Hauts-de-Seine à statuer.

Sur Bladi.net : La préfecture bloque son titre pendant onze mois : cette Marocaine lui fait payer 1 100 euros

Mais l’ordonnance rendue le 2 septembre aboutit à un résultat inattendu. En droit, le silence de l’administration pendant quatre mois sur une demande de titre de séjour vaut décision implicite de rejet. Le titre de la Marocaine était donc juridiquement refusé depuis le 25 mars 2025.

Les attestations ne changent rien au refus

Le point le plus surprenant concerne les documents délivrés après cette date. Le tribunal précise qu’un récépissé ou une attestation de prolongation d’instruction remis après l’expiration du délai de quatre mois ne fait pas disparaître le refus implicite déjà né.

Autrement dit, la préfecture pouvait continuer à lui remettre des documents attestant de la prolongation de l’instruction alors qu’en droit sa demande était déjà considérée comme rejetée. Une mécanique administrative que la justice avait déjà relevée dans le dossier d’un Marocain dont les récépissés avaient continué à être renouvelés malgré un refus implicite de séjour.

La Marocaine demandait seulement au juge d’ordonner à la préfecture de prendre une décision. Or, puisque cette décision existait juridiquement depuis mars 2025, le tribunal ne pouvait imposer au préfet de statuer une nouvelle fois dans le cadre de la procédure choisie.

Sur Bladi.net : La préfecture refuse son titre sans lui dire pourquoi : ce Marocain obtient 1 500 euros

Sa requête est donc entièrement rejetée. Le tribunal ne se prononce toutefois pas sur le bien-fondé du refus de renouvellement lui-même : il constate uniquement qu’une décision implicite existe déjà et qu’elle fait obstacle à la mesure d’urgence demandée.

Pour contester son refus de séjour, la Marocaine devra donc attaquer cette décision implicite par une autre voie juridique. Les attestations qui lui ont été délivrées après mars 2025 n’ont, selon le juge, jamais remis en cause l’existence de ce refus.

Article original publié sur www.bladi.net. Tazaghine Reader présente le texte récupéré côté serveur en lecture seule — toute édition, mise à jour ou correction future apparaîtra sur le site source.

Voir l'article complet à la source